@MARKANTOINELB ON MRKNTN, A PANDEMIC REALITY AND HIS ESSENTIALS.

Pendant cinq ans, j’ai pu découvrir, apprendre, faire un peu ce que je voulais avec MARKANTOINE. J’avais pour but d’éclater les barrières géographiques, avoir du fun avec ce que je faisais, avec le monde, voir même aller chercher un Oscar (rires). C’est sûr que la réalité te rattrape très vite quand tu te rends compte que tu as trois cennes et demi pour t’équiper, faire deux collections par années, des défilés, des photoshoots, voyager aux quatre coins du monde et surtout que tu dois manger et dormir quelque part la dedans.

L’industrie de la mode est particulière, passionnante, mais «décrissante». J’aime ça me faire chier ça l’air, et en plus j’ai mon monde autour de moi qui m’y encourage, qui trip avec moi, qui se rassemble dans les événements pour admirer mon travail, mais aussi pour prendre un verre avec les autres passionnés qui comme moi, ont des cernes jusqu’au plancher. Je dis toujours à mes étudiants, parce que oui j’enseigne ce merveilleux métier, que si pour eux la mode et le design c’est un travail, pas une PASSION, de changer de métier, on a toujours besoin de comptables.

Parlant d’enseigner, le 12 mars dernier, on bavardait dans la salle des profs de cette fameuse pandémie. C’était la dernière fois, encore à ce jour, que j’étais dans la salle des profs. Le lendemain, on s’est vu confiner, éloignés les uns des autres et contraints à réapprendre à enseigner. J’avais déjà en tête de repenser «MARKANTOINE», mais disons que ça été le coup de pied dans l’cul qui m’a permis de prendre le temps d’y réfléchir. J’ai pris mes cliques et mes claques, je suis monté dans la voiture avec Alex pis on est aller faire notre retraite spirituo-anxiolytique à la campagne. Trois à quatre séances de yoga plus tard, j’avais déjà les idées en place et je réapprenais à vivre (littéralement).

Bon, c’est sûr que je saute quelques étapes du processus de restructuration, mais c’est juste pour pas vous embêter avec la paperasse. Je me suis assis, j’ai fait des Zooms, j’ai continué à enseigner à mon bureau improvisé, mais j’ai surtout pris du temps pour moi et pour penser au futur de notre industrie qui se voyais pratiquement privée d’existence. Bon, on se cachera pas que les vêtements vont toujours exister, rappelons-nous qu’il fait -30 degrés ici l’hiver et que j’ai clairement pas le goût d’aller me chercher une pinte de lait végétal dans les habits d’Adam et Eve. C’est quoi le futur de notre industrie ? Aucune idée, mais j’ai envie d’y participer et de faire ce métier qui est pour MOI une passion. Entre les courses au à ;'épicerie, les cours virtuels et attendre que la neige fonde pour pouvoir me faire bronzer la couenne, je me suis intéressé aux manufacturiers québécois. Il n'y a pas juste en Chine qu’on fait des vêtements, ici aussi, et c’est bien fait quelque chose de rare.

Avec l’aide de la grappe métropolitaine de la mode (MMODE), mais surtout avec mon jumeau de signe astrologique double, Mathieu St-Arnaud, j’ai pu entrer en contact avec plusieurs producteurs de vêtements Québécois. Qu’ils soient en Estrie, à Montréal, en Beauce ou à Québec, ils sont nombreux, vertueux et passionnés. J’ai pas encore fait le tour, mais j’ai envie de tous les connaitre. Je n’ai pas juste fait «affaire» avec eux, j’ai aussi échanger sur les différents bouleversements de l’industrie et ils s’intéressent autant aux miens que je m’intéresse aux leurs. On a beau pas être dans le même créneau d’activités, mais on est quand même dans la même industrie. J’ai eu l’impression d'en apprendre davantage sur mon chez-nous en six mois que depuis la fin de mes études en 2015.

Depuis  le mois de mars, je bâtis petit à petit ce nouveau projet et je suis enfin prêt à vous présenter les classiques de MRKNTN. C’est pas trop le temps de sortir les grandes robes de soirées, donc je me suis tourné vers les essentiels que tu pourras porter chez vous, confortablement, ou pour aller au dépanneur avec ton masque ou ton bandana. Les chaussettes, les lunettes de soleil, les t-shirts, les hoodies, les cols roulés, les sous-vêtements … heu oups ! j’ai parlé trop vite. Bref, il y a ben du stock qui s’en vient, et tout ça, accompagné par notre nouveau magazine web bilingue qui va mettre de l’avant l’esthétisme montréalais et ces chaleureux habitants. Bon, j’ai trop hâte de vous montrer ce qui s’en vient, je vais me coucher ! Bonne nuit xxx. 

 

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